COP27: record d’émissions de CO2 d’origine fossile attendu pour 2022, selon une étude

Dans le centre de conférences de Charm el-Cheikh, en Egypte, où se tient la COP27, le 6 novembre 2022afp.com/Mohammed ABED

Les émissions de CO2 produites par la consommation d’énergies fossiles – pétrole, gaz ou charbon – vont dépasser en 2022 leur niveau record, après le trou d’air dû à la COVID-19, selon une étude de référence publiée vendredi.

Les émissions totales de ce gaz à effet de serre, principal responsable du réchauffement, y compris celles produites par la déforestation, vont quant à elles presque retrouver le niveau de 2019, ne laissant à ce rythme qu’une chance sur deux d’éviter de dépasser un réchauffement de 1,5 °C dans neuf ans, selon les scientifiques du Projet carbone mondial (Global Carbon Project, GCP).

Les émissions de CO2 d’origine fossile devraient augmenter de 1 % par rapport à 2021, pour atteindre 36,6 milliards de tonnes, soit un peu plus que les niveaux de 2019 avant la COVID-19, selon leurs calculs.

Cette hausse est portée principalement par l’utilisation du pétrole (+2,2 %), avec la reprise du trafic aérien, et du charbon (+1 %).

Les émissions dues au charbon, en décroissance depuis 2014, devraient croître de 1 % et retrouver, voire dépasser, leur niveau record de cette année-là.

Il y a la conjonction de deux facteurs, la poursuite de la reprise post-COVID et la crise énergétique après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, explique à l’AFP Glen Peters, un des auteurs de l’étude publiée dans la revue Earth Systems Science Data à l’occasion de la conférence internationale sur le climat COP27.

L’équipe du GCP, qui rassemble plus de 100 scientifiques de 80 institutions, calcule chaque année les émissions de CO2, ainsi que le budget carbone restant, soit la limite supérieure de dioxyde de carbone émis permettant de rester sous une température mondiale donnée.

Cette température est en effet liée à la concentration de ce puissant gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Concentration qui a augmenté de 51 % depuis le début de l’ère industrielle, quand nous avons commencé à brûler en grande quantité les énergies fossiles, souligne l’étude.

Les scientifiques peuvent ainsi traduire en durée le budget restant pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris, pierre angulaire de la lutte contre le réchauffement.

Une chance sur deux

Au rythme actuel de dépense de ce budget, il ne reste qu’une chance sur deux de tenir dans neuf ans l’objectif le plus ambitieux, contenir le réchauffement à 1,5 °C.

LE JV2 AVEC AFP

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